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Rainforest



David Tudor, Rainforest Version 1 (1968)

"A non-bucolic broad-band world Another widespread conception about nature sound environments regards them as 'quiet places', peaceful islands of quietude in a sea of rushing, noisy man-driven habitats. This constitutes the main motto of the Nature Sounds Society, as made explicit in the title of the CD released by the Oakland Nuseum, 'Quiet Places', and also that of G. Hempton's releases, 'Quiet Places Collection'.

While this can be true for certain natural environments and under certain conditions, I think this understanding leads to a restricted and bucolic view of nature that I don't share. La Selva, as many other tropical rain forests, is also a paradigm of an antithesis to this view. It is indeed quiet a noisy place. The multitude of sounds from water (rain, water courses), together with the incredible sound web created by the intense calls of insects or frogs and plant sounds, make up a wonderfully powerful broad-band sound environment of thrilling complexity. The resulting sound textures are extremely rich, with many sound layers that merge and reveal themselves by addition or substraction, challenging perception and also the very concept of individual sounds.

As I see it, this certainly contributes to expand our aural understanding of nature, not denying quietude, but embracing a more complete conception, freed of our judgement and of a somewhat simplistic categorization. I'm certainly on the side of those defending the 'pristine' sound quality of natural environments, but essentially because I think we should avoid the sound intrusion that leads to sonic homogeneization, thus pursuing the conservation of sound diversity in the world.

Within the same spirit, I also defend the preservation and enhancement of the diversity of man-made sound environments and devices. The value we assign to sound environments is a complex issue we shouldn't simplify; under some circumstances, nature can also be considered as an intrusion in environments dominated by man-made sounds. In this sense, my approach is as futurist as it is environmentalist, or, in broader terms, independent of these categorizations."

Francisco Lopez, sur "La Selva", 1998 - V2_Archief
Source : http://www.franciscolopez.net/env.html


La région centrale

Un film de Michael Snow

1970-71, Canada
16 mm, Couleur, Sonore, 195 min
Distribution Cinédoc





”Tourné en mois d'une semaine en septembre 1970 au Québec, ce film explore toutes les possibilités offertes par les mouvements de caméra au moyen d'une machine réalisée par l'ingénieur Pierre Abbeloos, Snow ayant auparavant consulté Graerne Ferguson, le co-inventeur du procédé Imax apparu en 1968. Le dispositif rotatif fixé au sol cartographie l'espace d'une "région centrale" au moyen de panoramiques, va-et-vient horizontaux et verticaux, boucles, associées aux zooms, sans filmer l'appareil perceptif lui-même. Les directions sont commandées à distance depuis un tableau de bord, Snow ayant au préalable transmis à Abbeloos une partition de tournage combinant nature et vitesse des mouvements de caméra, profondeur de champ et conditions atmosphériques. Bien que le système de transmission ait été conçu de sorte à ce qu'à chaque direction corresponde une onde sinusoïdale, l'espace sonore a finalement été enregistré après le montage. Emis selon cinq fréquences différentes et à des vitesses variables, il est synchronisé avec les différentes orientations de l'image. Par ailleurs, le montage a initialement été pensé comme la reconstitution d'une journée en condensé à partir de séquences prises à chaque heure. L'agencement final fait se succéder les plans, créant un espace vertigineux au-delà de la pesanteur, où le plan perd ses repères et où le territoire est étendu par la sphère de vision.
Achetée en 1972 par le Musée des Beaux-Arts du Canada, la machine est devenue une installation autonome intitulée "De là", où une caméra de surveillance est reliée à quatre écrans de contrôle.”

Source : LUFF 2010
http://www.luff.ch/fileadmin/2010/ftp/web10/catalogue-luff-2010.pdf






Tourisme universitaire en Haute-Garonne

Toulouse II / Le Mirail en 1978









Un grand merci à Pierre qui a exhumé ces images des archives de la ville.




L'idée d'une université au Mirail émerge en 1964, après la mise en place du projet initial d'urbanisation du quartier du Mirail porté par les architectes Candilis, Josic et Woods. Les premiers plans datent de 1966, et décrivent une architecture reposant sur un principe d'étalement, ses bâtiments ne dépassant jamais un étage. Leur organisation est structurée par quatre voies de circulation piétonne principales qui forment véritablement l'ossature de l'université. Ces voies couvertes forment également un lien permanent entre les bâtiments, créant une unité structurelle entre les différentes disciplines enseignées. Ces voies de circulation reprennent l'idée de trame urbaine, formant des rues internes aux quartiers, permettant une circulation rapide et en créant des îlots de construction. Les bâtiments sont constitués de blocs modulables reproduisant la structure en piliers et poutres de béton des travées, avec - parfois - un remplissage de briques rappelant la couleur de la ville rose. Ces blocs sont parsemés de patios permettant un éclairage naturel et créant des espaces de repos pour les étudiants et les enseignants.