Fantastique bestiaire de Ryan Berkley

Morceaux choisis...



After being the subject of ridicule all during his adolescence, this Platypus was able to turn the jokes into a top notch stand-up comedy routine and he is now one of Australia's leading comedians. Look for his new sitcom, "Put It On My Bill" coming this Fall!



With his creative drawing style and award winning shadow puppet shows, this gentleman is known as the "Ambassador to Animation" to the local creative set. He lives in a Cartoon Bungalow and prefers to view the world, and his enormous ant farm, through 3-D glasses.



This donkey is extremely stubborn about sharp fashion. He is so dedicated to his cause, in fact, he has been known to wear this white tuxedo ensemble during his morning jog.



Obviously this owl is wise, but he is also very good at Sudoku. Logic + wisdom in one!
He's quite a catch, ladies.



This buck has a bit of a dual personality. He gets all his clothing imported from Italy yet he loves listening to Bob Dylan . At first glance you might think he is a little egotistical but he's actually one of the nicest antelope I've ever met. He'd love to pour you a glass of brandy.
Or beer.



This raccoon spends his days in a science lab experimenting with ways to convert garbage into an alternative fuel source. Occasionally he will indulge in a snack from his test pile.



This stately cardinal is dressed to the nines. I recently saw my first cardinal on a road trip in Nashville and it was very exciting. He was just hanging out outside a bank on a Sunday. That one wasn't dressed as nicely as this gent, however. Still, maybe they are related somehow.



Meet Willard the Polar Bear! This rosy fellow is the Chairman of the Board for a successful popsicle corporation. His ingenuity in the frozen novelty field is unsurpassed and he's currently working on a flavor that is so secret, he has to carry the recipe in a briefcase handcuffed to his arm.


Pour en voir d'autres, ou en commander... : http://www.etsy.com/shop/berkleyillustration

Images de la frontière kirghize




Le col d’Irkeshtam

Article Le Monde, 15 octobre 2010.

“C’est le dernier village Kirghize avant la frontière chinoise à 5 kilomètre de là. Un village ? Un campement plutôt. Perchées à 3000 mètres d’altitudes entre Pamir et Monts Célestes, des dizaines de caravanes prennent la rouille et s’incrustent dans le sol. Des pneus leurs servent d’escalier. Sur certaines d’entre elles, les lettres peintes « магазин » (magasin) s’écaillent lentement. Cigarettes, vodka, et babioles de bazar sont proposées aux routiers de passage. Quelques familles habitent là, vivants de ces commerces ou de petits trafics. Entre les roulottes, des poids lourds se sont garés, ils attendent un chargement ou la réouverture matinale de la frontière. Leur chauffeur, des kirghizes, ouighours, tadjikes, se retrouvent pour une nuit ou une semaine dans ce caravansérail des temps modernes, décor pour un Mad Max d’Asie Centrale. Les chinois sont invisibles. Ils dorment dans leur camion garé dans un parking surveillé, un peu à l’écart. Trop de vols ont installé un climat de méfiance.

Entre chien et loup, un homme titubant d’alcool passe, le visage ensanglanté. Personne ne lui prête attention. Les phares des camions et les ampoules des caravanes sont les seules lumières. Un corpulent tadjik nous invite dans une petite chambre qu’il partage avec quelques compatriotes. Ils sont là pour de longues semaines, coordonnant le passage de fret, des poids lourds chinois à leurs homologues kirghizes ou tadjiks. Foin du ramadan, on trinque à coups de vodka. Une vidéo porno sur un téléphone portable fait tourner les rire. Elle vient d’un chauffeur chinois. L’occasion de passer en revue les ethnies des cette Babel asiatique : les kirghizes ? Des voleurs. Les ouighours ? Des menteurs. Les ouzbeks ? Des barbares. Les chinois ? des gens de confiance, on peut compter sur eux et tout marche tellement bien Chine. Ce sont d’ailleurs des produits chinois qui remplissent leurs camions. Vêtements, jouets, matériel de construction… Ils préféreraient être en Chine que dans ce trou. Rien à faire. Pas de boite de nuit, pas d’eau chaude, pas de toilettes, deux auberges minables. Mais notre ami est coincé ici ; quelques séjours en prison et une association au parti de l’opposition islamiste tadjik, l’ont exilé dans ce coin de terre inhospitalier.Une proposition de photo souvenir met soudainement terme à cette virile camaraderie. « Tu ne m’as pas vu, on ne se connait pas. » A peine ces mots lâchés, qu’un bref tremblement de terre achève de ramener tout le monde à la sobriété et nous précipite hors de la chambrée dans une nuit devenue brusquement inquiétante”.


Le bestiaire d'Anton à la galerie Sit Down







"Sur des morceaux de verre apparaissent des animaux.
Cela fait penser aux premiers clichés photographiques réalisés sur des plaques de verre ou aux daguerréotypes, à des photos anciennes qu’on aurait retrouvées dans des fouilles ou dans un grenier. Ces silhouettes animales semblent passer derrière des vitres comme des fragments de souvenirs d’enfance. Un éléphanteau, des corbeaux, une girafe, des autruches, un rhinocéros, des demoiselles du Nil … Gracieux, drôles, beaux ou étranges, surpris dans leurs positions parfois les plus familières, ils sont très touchants.

Anton a toujours aimé les animaux. Enfant solitaire, en Ethiopie où il a vécu, il préférait leur compagnie à celle des humains. Vivant à présent entre Paris et Athènes, dont il est originaire, c’est au hasard de ses pérégrinations qu’il a photographié ce bestiaire.

Artiste, Anton a une perception particulière des paysages et du monde qui l’entoure. Il nous fait partager ce regard à travers ses oeuvres. Bâtiments industriels, paysages de pierres, animaux, personnages et beaucoup d’autoportraits dans lesquels, il a quelquefois des ailes ou des plumes, ou bien il arbore un faux nez de volatile dans une position identique à l’oiseau qu’il tient dans sa main.
(...)
Dans l’espace intimiste de la galerie Sit Down, il a accroché de manière poétique ses photos argentique qu’il a tirées selon une technique inattendue et singulière, sur des bouts de verre ordinaire, aux angles cassés. Cette étonnante galerie de portraits d’animaux en noir et blanc, cadrés très simplement, dans de très belles lumières, semble surgir en transparence comme par magie."

Catherine Ardouin, journaliste

4, rue Saint-Anastase,
75003 PARIS
Jusu'au 11 Juillet 2009


Reconstitution de la polychromie originelle de la statuaire grecque antique...

De récentes découvertes archéologiques ont permis de cautionner l’une des théories les plus controversées de l'archéologie antique : celle de la polychromie des oeuvres, notamment de la statuaire.

Les conséquences de ces découvertes révolutionnent notre réception des oeuvres et de la pensée antique au point de vivifier la recherche en la matière. Un certain nombre d’ouvrages qui tentent de faire le point sur la question de l'Antiquité de nos jours ont été récemment publiés, aussi peut-on lire dans le "Guide de l'Antiquité imaginaire" de Claude Aziza : “l’Antiquité aujourd’hui n'est plus drapée dans « ce linceul de pourpre où dorment les dieux morts » : elle est bien vivante et s’est mise aux couleurs du temps”.

Ouch... Ca fait mal aux yeux...











Good Bye Amusement Park

Voici des photos de parcs d'attraction abandonnés, trouvées sur un blog japonais manifestement consacré aux espaces abandonnés et autres lieux tiers.
Voici le lien d'une autre page de ce blog, dédiée cette fois à un hôtel abandonné dans la montagne : http://home.f01.itscom.net/spiral/newkomagari/newkomagari01.html.
Les images du “salon rose” sont magnifiques.
Pardon pour les crédits photographiques, ne lisant pas le japonais, je n'ai pas pu les citer.



















Silhouette Masterpiece Theatre

Un superbe petit théâtre d'ombres... Wilhelm Staehle intègre des silhouettes sur d’anciennes cartes et les fait jouer de petites saynètes.


















www.silhouettemasterpiecetheatre.com

Cabinet d'histoire naturelle




Dessin de Grandville, « Cabinet d'histoire naturelle », La Caricature n° 128, 18/4/1833.

Arte : Contact, les Becher




L'art slovène des ruches peintes




Ruche de type "kranjic", exposition "Les frontons de ruches peintes" au Pavillon Davioud, du 15 au 30 août 2007.


On signalera au passage l'article consacré à cette tradition, sur la page www.lepoignardsubtil.hautetfort.com
Ce blog est d'ailleurs à fréquenter : dans la mesure où il entend présenter “des passerelles entre l'art populaire, l'art brut, l'art naïf, le surréalisme spontané et l'art immédiat”, bref on l'aura compris “une poétique de l'immédiat”, nombre de ses publications seraient à même de figurer dans un "cabinet de curiosités" moderne.

Le Magasin Pittoresque

- "C'est un vrai Magasin que nous nous sommes proposé d'ouvrir à toutes les curiosités, à toutes les bourses. Nous voulons qu'on y trouve des objets de toute valeur, de tout choix : choses anciennes, choses modernes, animées, inanimées, monumentales, naturelles, civilisées, sauvages, appartenant à la terre, à la mer, au ciel, à tous les temps, venant de tous pays, de l'Indostan et de la Chine, aussi bien que de l'Islande, de la Laponie, de Tombouctou, de Rome ou de Paris ; nous voulons en un mot, initier dans nos gravures, décrire dans nos articles tout ce qui mérite de fixer l'attention et les regards, tout ce qui offre un sujet intéressant de rêverie, de conversation, ou d'étude."





S'inspirant des journaux populaires anglais des années 1830, Édouard Charton (1807-1890) fonde en février 1833 Le Magasin pittoresque, premier mensuel français. Le souci de Charton de favoriser l'éducation populaire sera une des préoccupations de son existence. Pour ce faire, il fit illustrer dés le début Le Magasin pittoresque. Sa démarche novatrice permit au journal d'avoir immédiatement un énorme succès. La plupart des articles de vulgarisation étaient non signés, et le journal était très peu engagé politiquement, ce qui lui permit de survivre à la révolution de 1848. Conjointement à sa revue, Charton lança la Bibliothèque du Magasin Pittoresque et la Bibliothèque des Merveilles, deux collections qui marquèrent l'édition du XIXe siècle. Tout au long de son existence, Le Magasin pittoresque (qui cesse de paraître en 1937) sera un formidable vivier dans lequel un nombre important d'amateurs, de chercheurs ou d'écrivains (Jules Verne en particulier) viendront chercher des renseignements.

En visite chez Deyrolles...




Une girafe chez Deyrolles, photographiée par Gérard Lavalette.






Prince Louis-Albert de Broglie chez Deyrolles, photographié par Catherine Karnow.

Les sept catastrophes

le pli : y = x3 + ax
la fronce : y = x4 + ax2 + bx
la queue d'aronde : y = x5 + ax3 + bx2 + cx
l'ombilic hyperbolique (la vague) : z = x3 + y3 + axy + bx + cy
l'ombilic elliptique (le poil) : z = x3 / 3 − xy2 + a(x2 + y2) + bx + cy
le papillon : y = x6 + ax4 + bx3 + cx2 + dx
l'ombilic parabolique - le champignon : z = x2y + y4 + ax2 + by2 + cx + dy

barroco



Antonio Vivaldi, Sonate pour violicelle et basse continue
E minor Op. 14 No. 5 RV40

Épiphanie


Reuters/Denis Sinyakov


Rostov Veliky, Russie. Selon la tradition, l'eau glacée bénie en ce jour par un prêtre aurait des vertus miraculeuses.

Quatorze toiles du Prado en haute résolution sur Internet









Sur La Descente de croix de Roger van der Weyden, on peut voir le réalisme d'une larme perlant à l'œil de Saint-Jean.
AFP/HO
Sur "La Descente de croix" de Roger van der Weyden, on peut voir le réalisme d'une larme perlant à l'œil de saint Jean.

Mille six cents clichés pour le seul Jardin des délices de Jérôme Bosch : une profusion qui permet de distinguer des détails invisibles à l'œil nu, selon les promoteurs du projet. Le Jardin des délices et treize autres chefs-d'œuvre du musée du Prado sont disponibles, depuis mardi 13 janvier, en haute résolution sur Google Earth, le site d'images satellites du géant américain de l'Internet. Cette avancée technologique permet "l'accès à des œuvres à n'importe qui et depuis n'importe quel endroit du monde", explique le directeur du célèbre musée madrilène lors de la présentation du projet. "C'est la première fois que cela se fait dans le monde", indique pour sa part le directeur de Google Espagne.

La mise en ligne concerne Les Ménines de Velasquez, Le Jardin des délices de Jérôme Bosch, Les Fusillades du 3 mai de Francisco Goya, Les Trois Grâces de Rubens ou encore Le Chevalier à la main sur la poitrine du Greco.

Pour visualiser les œuvres, il faut positionner le navigateur Google Earth sur le musée du Prado, à Madrid, et ensuite cliquer sur l'icône "Obras maestras" pour ensuite entrer dans chacun des tableaux comme on pourrait le faire avec une loupe. Une reproduction "digitale ne peut se substituer à l'œuvre originale mais permet d'arriver à des détails que jamais on ne pourrait voir à l'œil nu", souligne le directeur du Prado.


Source: le Monde.fr

Sacrilège, florilège...

Où l'on apprend que certaines réactions sont involontairement comiques, bien plus que ce à quoi elles réagissent, nonobstant leur caractère inquiétant.





"L'abominable provocation anti-chrétienne de ToysR'us

Une fois encore, une entreprise idéologico-commerciale se livre à une tentative d’exploitation injurieuse de ce qu’il y a de plus sacré pour les chrétiens. Au mépris aussi de tout respect de la dignité humaine, la chaîne de magasins TOYS R’US propose la vente d’un jeu dit de « magnets ». Ce jeu consiste en l’occurrence à coller tour à tour sur le Christ en croix des déguisements en Hitler, en membre du Ku Klux Klan et en Satan. Il ne s’agit pas à l’évidence d’autre chose que d’une volonté de faire passer aux enfants à qui l’on offrirait ce jeu que le Christ est ce qu’il y a de pire. On est là évidemment en présence d’une intention haineuse de manipulation perverse.
L’AGRIF va décider la riposte qui s’impose sur le plan judiciaire. Mais sans attendre elle invite tous ses adhérents, tous les chrétiens et tous les français excédés par des pratiques qui rappellent les pires campagnes de haine révolutionnaire à protester auprès de TOYS R’US : 2 rue Thomas Edison, 91044 EVRY CEDEX. Tél : 01 60 76 83 00.
Naturellement elle appelle au boycott de cette entreprise tant qu’elle n’aura pas cessé son commerce aussi indigne que lâchement provocateur." Le blog de Bernard Antony


"Un jouet provoque l’émoi dans les milieux chrétiens : boycottez Toys’R'us. Après l’abjecte, inadmissible poupée Vaudou de Sarkozy et de Ségolène (cette dernière be sera pas rééditée, faute de succès), un autre jouet a atteint les sommets de la déchéance et de l’ignominie." source: Le Buzz Immobilier.

"Magnets blasphématoires, suite et fin.

Dès qu’elle a été saisie, et après avoir tenté, hélas en vain, d’obtenir des informations de Toys R’us, l’AGRIF a réagi face au scandale des magnets anti-chrétiens.
La vague de protestations a été importante en France à l’appel de l’AGRIF mais également en Espagne où d’autres associations ont réagi.
Dans les heures qui ont suivi, des responsables de Toys R’us France ont contacté l’AGRIF pour assurer notre association et nos adhérents que le groupe avait été victime d’actes de malveillance et qu’aucun jouet de ce type ne serait vendu en France ou ailleurs dans les magasins du groupe Toys R’us. L’AGRIF a dès lors appelé à stopper la campagne de protestation.
Depuis, de nombreux contacts positifs ont eu lieu entre l’AGRIF et Toys R’us. Contacts au cours desquels nous avons pu constater le sérieux du groupe et son refus catégorique de commercialiser ou de faire la promotion de jouets anti-chrétiens ou blasphématoires.
Toys R’us lance par ailleurs une action judiciaire pour que les promoteurs de ces jouets scandaleux soient condamnés. L’AGRIF s’en félicite et soutient cette démarche." le Blog de Bernard Antony


On remarquera que le déguisement de diablotin emporte nettement moins l'adhésion que le déguisement vahiné. Reste à demander son avis au petit Marc-Antoine, qui préfèrerait peut-être la première option pour la kermesse prochaine de Sainte-Geneviève-des-Champs.



Le plastique, c'est... fantastique.

“Malgré ses noms de berger grec (Polystyrène, Phénoplaste, Polyvinyle, Polyéthylène), le plastique, dont on vient de concentrer les produits dans une exposition, est essentiellement une substance alchimique. À l'entrée du stand, le public fait longuement la queue pour voir s'accomplir l'opération magique par excellence : la conversion de la matière ; une machine idéale, tubulée et oblongue (forme propre à manifester le secret d'un itinéraire) tire sans efforts d'un tas de cristaux verdâtres, des vide-poches brillants et cannelés. D'un côté la matière brute, tellurique, et de l'autre, l'objet parfait, humain ; et entre ces deux extrêmes, rien ; rien qu'un trajet, à peine surveillé par un employé en casquette, mi-dieu, mi-robot.”


Roland Barthes, Mythologies, in OC I (1942-1961), p. 804.

Fan de Joachim Patinir...



Joachim Patinir (1485-1524), La destruction de Sodome et Gomorrhe, vers 1515.




Joachim Patinir, La pénitence de Saint Jérôme, 1518, Détail du triptyque.




Joachim Patinir, La pénitence de Saint Jérôme, 1518, Détail du triptyque.

Organologie


"Il existe un instrument qui s’entend à peine, dont on joue en Afrique pour soi seul dans la hutte, ou en dehors sans gêner ni entraîner personne. Rudimentaire, archaïque, fabriqué apparemment sans règles, librement, par le forgeron du village, la sanza (c’est son nom), l’une jamais identique à l’autre, ne se prêtant à aucune mélodie un peu suivie, ne dépendant d’aucune gamme. Anarchique, musique de murmure, l’inverse de la musique de compétition, de composition. Instrument pour rêveusement se soulager de tous les bruyants du monde. L’instrument de l’écoute individuelle. Voilà ce qui m’aurait convenu…"
Henri Michaux, Face à ce qui se dérobe, Gallimard, 1975


http://africamusica2.skynetblogs.be/category/943986/1/Musique